Le groupe de supporters Bastia 1905 a distribué aujourd'hui un tract dans toute la Corse, où il revient notamment sur les réactions qu'ont entraînées les banderoles déployées lors du match Bastia-Lens.

"Bastia 1905 souhaite communiquer suite aux très nombreuses réactions des personnalités politiques et des médias aux différentes banderoles sorties lors de la rencontre SCB/RCL.

Nous commencerons par celle qui a fait couler le plus d’encre.
En effet, celle qui visait la journaliste de Corse-Matin était la plus violente, et la plus incisive, car elle était ciblée. Le choix de cette comparaison n’était surement pas approprié au contexte, tout comme celui de rappeler des heures sombres de l’Histoire. Aussi, écrire le nom d’une mère de famille n’était pas la meilleure chose à faire. Mais alors se pose la question du droit à l’erreur.
Lors du premier procès cette dernière n’a pas hésité à jeter en pâture les 5 noms des condamnés, qui ne menaçaient en rien la société insulaire. Elle a elle-même failli ruiner une famille entière, en faisant prendre de gros risques professionnels à l’un d’eux alors que sa condamnation ne lui ouvrait même pas un casier B2… La journaliste s’est même permis d’incriminer le groupe pour les frictions autour de l’audience, comme si elle pouvait reconnaître parmi les hommes les membres, les sympathisants ou les lambdas. Tout ça sans même nous avoir rencontrés.
Mais la loi du Talion, comme nous pouvons le constater n’est peut-être pas le meilleur choix pour exprimer un mécontentement et une colère légitimes.
Enfin, nous diffuserons prochainement au local avant un match à l’extérieur un reportage sur l’épuration, toujours dans un souci d’éducation des plus jeunes. En espérant y voir M.Roger Antech afin qu'il puisse profiter de la séance mais surtout juger sur pièce nos comportements fascistes et donner un nom à "l'innommable"...

La banderole qui visait les médias insulaires, ne pouvait malheureusement pas contenir les rares exceptions : Christian Buffa qui nous a donné la parole, Jean-Philippe Thibaudeau, Patrick Vinciguerra et Jean Pruneta qui nous ont contactés, et un jeune journaliste de FR3 qui a su révéler le chiffre réel de blessés chez les CRS.

Concernant les politiques nous répondrons seulement à Gilles Simeoni. En effet les autres sont insignifiants.
Monsieur le Maire, issu d’un parti nationaliste, a donc décidé de réagir plus que vivement à cette banderole.
Pour rappel, il a oublié quelques jours plus tôt de soutenir la jeunesse bastiaise dans l’épreuve qu’elle affrontait : un combat judiciaire où le gouvernement est intervenu plusieurs fois ! Des condamnations plus que sévères, un homme en prison, un maire en vacances.
Cette jeunesse qui a aidé la châtaigneraie corse, celle qui donne des cours de Corse toute l’année pour un prix modique, celle qui joue un rôle social pour empêcher de sombrer dans la voyoucratie, la drogue, les armes, celle qui se bat sans cupidité sans intérêt électoral ni de pouvoir, sans gloire mais juste par passion. Cette jeunesse qu’il a souhaité rencontrer pendant les élections et qui, dans un souci d’intégrité et de respect de ses convictions d’apolitisme, a donné rendez-vous à son conseil municipal une fois élu. C’est cette jeunesse qu’il n’a jamais rappelée.

Aujourd’hui ce maire nationaliste a marché contre la jeunesse bastiaise, main dans la main avec l’Etat, sans dialogue avec les jeunes bastiais, lui qui prône pourtant sans cesse le compromis.
Dans une île où la collusion des médias et des politiques est un fait connu de tous, où les déclarations de tel candidat ou de tel maire sont mises en avant selon le sens du vent qui tourne, nous souhaitions en tant que supporters et citoyens voir cette situation étalée aux yeux de tous . L'hégémonie de ces moyens d'information ne souffrant d'aucune concurrence amène à des situations extrêmes d'écœurement et de révolte. Ces troupes d'occupation mentale font et défont l'opinion au gré de leur bon vouloir et c'est inacceptable.

Enfin nous terminerons avec les autorités, qui sont une nouvelle fois à l’origine des problèmes qui secouent le SCB. L’Etat à travers la ligue et la police met en place et manipule les différentes composantes pour créer la scission au sein des supporters du Sporting. Aux dirigeants du club et à ses cadres d'ouvrir un peu plus les yeux.

Nous ne souhaitons pas nous opposer aux personnes présentes dans les autres tribunes. Notre action de silence Samedi n’a d’ailleurs pris personne en otage comme certains ont pu le dire. Nous n’avons pas été un frein à l’ambiance, aucun chant hostile, aucun sifflet durant le match.
On ne peut pas décemment dire la semaine N que nous sommes des hooligans, puis la semaine N+1 que nous sommes le douzième homme qui n’a pas assumé son rôle et donc n’a pas fait gagner l’équipe.
Le peuple bleu ne doit pas se laisser manipuler à son tour, il est la dernière composante intègre, et s’il laisse cette fracture s’instaurer, les heures les plus sombres du Sporting reviendront à grands pas. Nous appelons donc une nouvelle fois à l’attention de chacun, et à la volonté de tous de voir plus loin qu’un article de journal ou un reportage TV orienté.

Bastia 1905 rencontrera donc les dirigeants prochainement.

Plus généralement l’avenir social de la Corse passera par sa jeunesse, surement la dernière jeunesse à pouvoir sauver notre culture, notre langue, notre façon de vivre, nos traditions. Du nord au sud elle se fera l’écho des valeurs anciennes.

Quandu seremu…"

bastia-rennes

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