L'équipe du SEC Bastia lors de la saison 1986/1987.

Après une saison 1985/86 calamiteuse, avec seulement cinq victoires enregistrées, le club termina logiquement à la dernière place du championnat de Division 1. Le Sporting était relégué après 18 saisons consécutives parmi l’élite, à laquelle il avait accédé en 1968.

La saison suivante (1986/87), le SCB se classait cinquième de D2, terminant à seulement quatre points du podium. Malgré des résultats corrects, le club ne parvint pas à accrocher le podium les saisons suivantes : 8ème en 1987/88, 5ème en 1988/89, 6ème en 1989/90 et 1990/91, et 4ème en 1991/92.

 

La catastrophe de Furiani

L’année 1992 fut marquée par la tristement célèbre catastrophe de Furiani. Le 5 mai 92, le SC Bastia recevait l’Olympique de Marseille (alors quadruple champion de France en titre) en demi-finale de la Coupe de France. Pour l’occasion, les dirigeants de l’époque avaient fait démolir l'ancienne tribune Nord du Stade Armand Cesari, afin de construire une tribune provisoire de 10 000 places, d'une hauteur allant jusqu'à 15 mètres pour sa partie la plus haute.

Malheureusement, cette tribune tubulaire fut construite à la hâte en seulement une semaine de travaux, et avec l'assemblage de matériaux non conformes...

Le jour du match, le public était venu nombreux des quatre coins de l'île pour assister à la demi-finale tant attendue entre Bastia et l'OM. Quelques minutes avant le coup d’envoi, le public est en folie, trépignant d’impatience avant le début de la rencontre. Et ce qui devait arriver, arriva... Il est 20h20, lorsque la partie haute de la tribune s’effondre, entrainant dans sa chute des milliers de spectateurs... Le bilan est dramatique : 18 morts et plus de 2 000 blessés.

Dix-neuf ans après la catastrophe, les travaux de rénovation du stade semblent (enfin !) sur la bonne voie. Il aura fallu tant d’années pour que le Sporting puisse avoir un stade digne de ce nom, tout juste correct...

In memoria di e vittime, di e famiglie. Ùn ci ne scurderemu mai.
En mémoire des victimes, des familles. Nous n'oublierons jamais.

La catastrophe de Furiani du 5 mai 1992.

 

La renaissance après la catastrophe

Suite au drame de Furiani, le Sporting fut contraint de jouer ses matchs à domicile à Mezzavia, sur le terrain du GFCA, pendant presque toute la saison 1992/1993. Deux matchs furent également joués à Aix-en-Provence, qui mit à disposition son stade. Seules les quatre dernières rencontres se disputèrent à Furiani, qui pouvait de nouveau accueillir des matchs de championnat. Grâce notamment aux jeunes issus du centre de formation tels que Laurent Casanova, Pascal Camadini, Charles Poggi, Laurent Moracchini, François Mosali, Olivier Anziani, etc., le Sporting termina 7ème et se maintint malgré toutes ces difficultés en Division 2, grâce notamment au soutien inconditionnel de ses supporters.

La saison 1993/1994 fut celle de la renaissance. Après une victoire lors de l'ultime journée contre Nancy (1-0, but de Laurent Casanova), Bastia se hissait sur la troisième marche du podium et validait son ticket pour la D1. Les supporters Bastiais laissaient éclater leur joie et envahissaient la pelouse de Furiani au coup de sifflet final.

Deux ans après la catastrophe de Furiani, les Bleus retrouvaient la Première Division après huit saisons passées dans l'antichambre de l'élite. Les scènes de liesse célébrèrent jusque tard dans la nuit, cette remontée inespérée.

 

L'équipe du SCB lors de la saison 1993-1994, qui ramena le Sporting en Division 1.

 

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