Luc Dayan fait le point dans Corse-Matin sur le projet de création d’une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) au Sporting, qui devrait se concrétiser entre mars et juin, ainsi que sur d’autres sujets concernant le club.

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« Je rencontre régulièrement les dirigeants grâce auxquels le club est encore en vie pour travailler à la mise en place de la structure capitalistique qu’ils ont validée et qui est appelée à porter le club et son projet pour les années à venir.

La création de la SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) devrait intervenir entre la mi-mars et la mi-juin au plus tard pour avoir tout ce qu’il faut pour démarrer la nouvelle saison et les saisons suivantes : les financements, les actionnaires, la gouvernance, qui obéit à des règles précises. […] Il y aura ensuite un tour de table pour déterminer ceux qui, parmi les partenaires publics et privés, seront sollicités pour s’engager aux côtés de Claude Ferrandi et Pierre-Noël Luiggi.

En l’état actuel de la législation, la SCIC n’est envisageable que dans la sphère amateur. Lorsque certains seuils sont atteints en termes de chiffre d’affaires, de recettes commerciales, de masse salariale, on basculera en SASP. Parallèlement, un travail législatif est actuellement en gestation qui pourrait, si la loi est votée, pérenniser la SCIC jusqu’au bout, jusqu’à l’élite.

Le montant du capital se situera dans une fourchette de 3 à 5 millions, cela fait partie des arbitrages qui incombent aux dirigeants. »

 

Le projet

« Le projet sur lequel j’ai travaillé et qui consistait à réunir les fonds propres et à mettre en place un management prévoit deux saisons en National 3, deux saisons en National 2 et deux saisons en National 1, une perspective raisonnable et réaliste. La SCIC a cet avantage de mettre tout le monde, tous ceux qui aiment Bastia, à la table du conseil d’administration et de créer une union sacrée pour reconstruire patiemment le club qui a subi, ne l’oublions pas, une déflagration monstrueuse. »

 

"La DNCG aura des comptes à rendre ; La Ligue et la Fédération ont une responsabilité"

« La DNCG aura des comptes à rendre. A ma connaissance, je suis la seule personne qui avait attaqué la Ligue et la DNCG pour une injustice flagrante quand j’étais à la tête de Sannois Saint-Gratien. J’avais gagné devant la cour administrative d’appel mais je m’étais mis tout le football à dos car c’est tout le système qui aurait sauté si, au nom d’un prétendu intérêt supérieur, le Conseil d’Etat ne m’avait pas débouté. Cette histoire m’a rendu fou.

La Ligue et la Fédération ont une responsabilité sur ce qui s’est passé et j’estime que l’association a subi un préjudice qui mérite une mesure de compensation qui réglerait tous les problèmes de terrain, de sécurité et de matchs à huis clos qui se produisent en ce moment. Mais là encore, ça fait partie des arbitrages des dirigeants. En l’état, ils n’ont pas encore décidé de faire la démarche et je comprends leurs interrogations. Se positionner devants les instances nationales, même sur des bases juridiques solides, j’en ai fait moi-même la triste expérience : c’est s’exposer à des retours de bâton, on peut avoir raison et perdre. »

 

Partenariats

En plus de l’aide du RC Strasbourg (rencontres, réunions), un partenariat sur trois ans a été signé avec Montpellier.

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