Johnny RepJohn Nicholaas "Johnny" Rep est né le 25 novembre 1951 à Zaandam. Il fut l’un des grands artisans de l’épopée européenne du SECB de 1978.

Formé à l’Ajax Amsterdam, il intègre le groupe pro en 1971 à l’âge de 20 ans. Aux côtés de Johan Cruyff et Johan Neeskens, il réalise en 1972 le doublé Championnat – Coupe d’Europe des Clubs Champions.

L’année suivante, il remporte une nouvelle C1 avec l’Ajax en marquant le but vainqueur en finale, contre la Juventus.


En 1974, il atteint avec les Oranje la finale de la Coupe du Monde grâce au « football total » qui illumine la compétition. Mais les Pays-Bas seront défaits par la RFA, le pays hôte.

Après deux saisons en Espagne au FC Valence (1975-77), alors qu’il est convoité par le Real Madrid notamment, il rejoint Bastia en 1977.

« Je ne savais pas où je mettais les pieds mais j'étais sûr de vouloir quitter l'Espagne pour retrouver ma place chez les Oranje. Dès mon arrivée, ils m'ont baladé. A ma descente d'avion, je souhaitais voir le stade, connaître mes conditions de travail, et eux voulaient absolument m'emmener à la meilleure table de l'île. Après un long repas, j'ai voulu faire un tour à Furiani et ils m'ont traîné à Saint-Florent où les paysages sont paradisiaques. Pareil ensuite avec Porto-Vecchio. Le soir, de guerre lasse, j'ai signé et je me suis endormi, harassé. Le lendemain, je me suis quand même rendu au stade avec Jules Filippi. J'ai eu un choc. Si je l'avais vu avant, je n'aurais jamais signé, mais je ne l'ai jamais regretté. »

Le SECB venait de perdre Dragan Dzajic et Zimako à l’intersaison, mais accueillait un renfort de taille en la personne de Johnny Rep. Les joueurs de Pierre Cahuzac terminaient 3e du championnat en 1977 et décrochaient leur ticket pour la Coupe de l’UEFA la saison suivante.

Au terme d’une formidable épopée européenne 1978, les Bleus échouaient en finale face au PSV Eindhoven. « C'est vraiment dommage de l'avoir perdue. On avait joué le match aller (0-0), en Corse, sur un très mauvais terrain. Un match qui n'aurait jamais dû avoir lieu. Au retour, aux Pays-Bas, on était arrivé exténués. On avait joué trois matches en une semaine. C'était bien trop ! Moi, en plus, je n'avais pas joué pendant quatre semaines avant cette finale à cause d'une luxation du coude. Cela avait vraiment été très difficile ! », déclarait-il.

Quelques semaines plus tard, Rep s’envolait pour l’Argentine pour y disputer le Mondial 78. Privés de Johan Cruyff (absent en partie pour ne pas cautionner la dictature argentine), les Pays-Bas s’inclinent comme en 1974 en finale, face au pays organisateur.

Elu meilleur joueur étranger du championnat, il quitte le Sporting à l’intersaison 1979 pour rejoindre Saint-Etienne aux côtés de Michel Platini et de l’ancien bastiais Jean-François Larios. En 1981, l’ASSE est sacrée championne devant Nantes, tandis que les Verts échouent en finale de la Coupe de France face à... Bastia.

Alors que St-Etienne commence à être sur le déclin, Johnny quitte la France au terme de la saison 1982/83 et rentre au pays. Il rejoint le petit club de Zwolle durant une saison, passe deux saison au Feyenoord Rotterdam avant de raccrocher les crampons au HFC Haarlem en 1987.

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