Chabert : "J'ai des joueurs qui jouent pour le maillot"

Mathieu Chabert est revenu dans une interview accordée à France 3 Corse Via Stella sur plusieurs points dont son adaptation au Sporting Club de Bastia, lui qui se verrait même rester en Corse après sa carrière. Il évoque également l’amour du maillot des joueurs au club et la place de leader de National du Sporting.

Mathieu Chabert © Philippe Le Brech

 

La place primordiale du public

« Si le public avait été là, au cours des derniers mois, on aurait engrangé deux ou trois points de plus à domicile. J'espère que ces points en moins, on ne les regrettera pas au moment des comptes, à la fin de la saison. »

 

Son adaptation au SCB

« Je l'avais dit quand je suis arrivé, je pense que j'avais des dispositions, au vu de mon caractère, pour entraîner un club comme le SCB. Et aujourd'hui, même s'il y a des choses à améliorer, on ne peut pas dire le contraire. Ce club me convient, et je conviens au club. »

 

L’amour du maillot au Sporting

« L'amour du maillot. J'ai des joueurs qui jouent pour le maillot. Et sur le continent ça n'existe plus. Il n'y a pas cette culture, cette histoire que véhicule le Sporting. Mes causeries motivationnelles, elles sont légères. Ils n'en ont pas besoin. Ce sont des joueurs qui se battent pour le maillot et qui font passer l'intérêt collectif avant l'intérêt individuel. C'est le club qui fait ça. Enfiler le maillot, ici, c'est porter une responsabilité. C'est le club de la Corse. Les joueurs insulaires n'ont même pas besoin de le dire à ceux qui arrivent. [...] Il faut faire signer des joueurs qui ont cette fibre-là en eux. »

 

La place de leader de National

« Je suis ambitieux, mais je suis agréablement surpris par la place que l'on occupe. Mais cette place, on ne l'a volé à personne. On fera les comptes à la fin du championnat. »

 

L’image du Sporting et le racisme anti-corse

« Porter les couleurs du Sporting, ça permet de découvrir une autre réalité, différente de celle que l'on présente parfois dans les médias. Les choses sont bien plus compliquées que ce qu'on veut bien nous dire. Le racisme anti-corse, par exemple, ils en parlent peu, mais je peux en témoigner. Je ne suis pas Corse, mais en tant qu'entraîneur, je l'ai vécu. Si nous, délégation du Sporting, on disait le quart de ce que l'on entend quand on se déplace, on serait tous en prison. Bref, rien n'est blanc ou noir. Pour avoir un avis sur la Corse, il faut venir, découvrir, s'adapter, et apprendre comment ça fonctionne. Et tous les gens que j'ai rencontrés sont adorables, plus que sur le continent. Pour tout dire, mon futur, après ma carrière, je le vois ici. Et ça en dit long. »

 

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