Yannick Cahuzac est longuement revenu dans CM Foot sur la situation du Sporting, l’objectif du maintien et les supporters, qui « n’arrivent plus à s’identifier à l’équipe » selon lui.

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« Bien sûr que j’ai toujours la foi. Si je n’y crois pas moi, qui va y croire ? Il reste huit matchs, avec 24 points en jeu. Il nous faut une victoire pour basculer du bon côté. Même en n’ayant pas gagné une seule fois depuis trois mois, le club est toujours à 3 points du maintien. Le match de samedi à domicile contre Lille doit nous faire repartir de l’avant.

On a vraiment envie d’y arriver. Le problème, c’est qu’on ne met pas tout en œuvre sur le terrain. Les attitudes ne sont pas bonnes. Je suis bien placé pour parler parce que j’ai vécu pas mal de descentes et que je suis sur la fin de ma carrière. Mais j’espère vraiment que les jeunes du groupe ont compris le message qu’on a fait passer dans le vestiaire : une descente c’est catastrophique pour le meilleur joueur de la saison comme pour tous les autres. Une descente, c’est inscrit en gros sur le CV et ça ne disparait jamais. »

 

Le capitaine bastiais regrette par ailleurs le manque de cadres mais assure que le groupe n'a pas explosé, de quoi entretenir l'espoir.

« D’autres joueurs cadres nous auraient vraiment fait du bien cette saison. Je ne veux pas jeter la pierre aux jeunes mais dans une équipe, il faut toujours trouver le juste équilibre entre la jeunesse et les vieux. Entre la fraicheur et l’expérience. J’ai connu des descentes au Sporting et à chaque fois, le groupe avait explosé en interne avec plusieurs clans. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Voilà pourquoi j’ai encore de l’espoir. Maintenant il faut le montrer sur le terrain et on ne le montre pas. On vit bien au quotidien, peut-être trop bien diront certains, puisqu’on ne gagne pas un match.

En toute honnêteté, nos salaires n’ont jamais été aussi bien versés, en temps et en heure, que cette saison. On ne peut donc pas se cacher derrière ça ou se servir de fausses excuses pour justifier les défaites. »

 

"Soit on se sauve tous ensemble, soit on descend chacun de notre côté"

« J’aimerais vraiment que tout le monde mette les problèmes de côté. Est-ce possible ? Je ne sais pas. Parce que la fracture est profonde et que le conflit est allé très loin. En même temps, je comprends les supporters. Ils viennent de loin, dépensent de l’argent, se font chier... J’aimerais vraiment que Furiani soit plein samedi mais les gens vont dire : « Cahuzac veut du monde au stade, ils n’ont qu’à se bouger le cul ! » Et ils ont raison. Le problème c’est qu’on n’arrive plus à transmettre des émotions aux supporters. Et eux n’arrivent plus à s’identifier à l’équipe. On ne véhicule plus les valeurs du Sporting. Et à Bastia, il ne peut pas y avoir de réussite sans une osmose entre l’équipe et le public. C’est impossible. Soit on se sauve tous ensemble, soit on descend chacun de notre côté... »

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