Farid Boulaya

Dernière recrue du mercato estival, Farid Boulaya a été l'une des révélations de Ligue 2 la saison passée. Blessé aux ligaments, il devrait découvrir la L1 en fin d'année sous le maillot bleu.

Né à Vitrolles, le jeune milieu offensif a fait ses classes dans des clubs de la région avant de rejoindre Istres en 2009 en U17 Nationaux. En 2012, il fait ses premiers pas en Ligue 2 et signe son premier contrat pro l’année suivante.

A l’issue de la saison 2013/14, le club provençal est relégué en National, où il ne fait pas l’unanimité auprès de ses entraîneurs. « A mon goût, il dribblait un peu trop, il devait épurer son jeu, déclare Charbonnier. Et en National, j’avais besoin de guerriers. Farid n’en était pas un. A un moment chez nous il a lâché ».

Il sera éloigné des terrains plusieurs mois suite à une hernie discale. Mais le joueur admet ne pas s’être donné « tous les moyens pour réussir » et avoir eu un « côté un peu nonchalant » à Istres, qui finira par descendre en CFA en 2015.

 

Départ de la Provence et révélation à Clermont

« Ça a été important pour moi de quitter ma région pour que je puisse me concentrer sur le foot, le percevoir comme un métier et plus seulement comme un plaisir », confie-t-il à L’Equipe.

Farid rejoint en effet Clermont et retrouve la L2. Corinne Diacre lui fait confiance et lui permet de s’exprimer pleinement au sein de la formation auvergnate. Après un temps d’adaptation, c’est le déclic. Farid bonifie le jeu et les résultats de Clermont s’en ressentent.

 

Un joueur technique aux multiples qualités

La saison dernière, Boulaya a brillé et a montré toute l’étendue de son talent. « Farid, c’est un joueur complètement déroutant », confiait Ludovic Genest, son ancien coéquipier. « Avec ses passements de jambes, ses changements de direction soudains, on ne sait jamais où il va aller. Pas mal de joueurs tombent d’ailleurs (rire). Pour moi, cette saison, il a franchi un réel palier grâce à cette confiance. »

« C'est un très bon garçon, très respectueux. Je pense qu’il a un grand avenir dans le football », poursuit Ludovic Genest.

Joueur polyvalent, il peut évoluer sur les côtés ou dans un rôle de meneur de jeu. « A Clermont, c’était le leader, déclare le journaliste Alexis Rose, qui a suivi de près le joueur la saison dernière. Il organisait le jeu et créait beaucoup d’occasions grâce à ses dribbles et à sa vitesse. »

Une belle saison (7 buts et 4 passes décisives) qui a suscité l’intérêt de plus de la moitié des clubs de Ligue 1, dont Bastia et Pierre-Marie Geronimi, qui était déjà intéressé par le joueur en mars dernier selon l’Equipe.

Mais en avril, Farid Boulaya est victime d’une rupture des ligaments croisés du genou. Son retour sur les terrains n’est prévu qu’à partir de novembre. Une blessure lourde qui a facilité sa venue à Bastia, avec une indemnité de transfert de seulement 250 000 € (plus bonus).

« Je pense que c’est un club assez familial, j’aime bien la ferveur du public, a-t-il annoncé à SCB TV. C’était important pour moi de signer plusieurs années le temps de me remettre à mon niveau, pour ensuite pouvoir briller pourquoi pas. »

A 23 ans et désormais lié au Sporting jusqu’en 2020, Farid pourrait bien être la bonne pioche de ce mercato.

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