Le Sporting est une nouvelle fois attendu au tournant à l’extérieur après avoir mordu la poussière samedi à Marseille. Un score cinglant de 3-0 qui a du mal à passer auprès des supporters, tant pour la manière que pour ce que représente l’ennemi historique marseillais.
Frédéric Hantz trouvait cela « surprenant » à l’issue de la rencontre. Mais ce n’est finalement pas une grande surprise tant les joueurs bastiais semblent aspirés dans cette spirale négative hors de leurs bases.
Un constat qui dure hélas depuis plusieurs mois. Plusieurs mois ont passé et rien n’a changé ou presque dans l’attitude de l’équipe bastiaise, inlassablement balayée à l’extérieur. Un problème qui perdure et pour lequel joueurs et staff semblent dépassés, à l’image de l’absence totale de réaction au Vélodrome samedi.
Pas moins de 600 supporters s’étaient pourtant déplacés samedi à Marseille, dont plusieurs centaines partis de Corse dans l’espoir d’assister et de provoquer un déclic tant attendu. Mais il n’est jamais venu. Les Bleus n’ont jamais fait illusion dans une partie pliée avant la demi-heure de jeu, en l’espace de dix minutes.
Le match en retard à Toulouse, ce soir, sera l’occasion de voir si cette équipe peut enfin se faire violence après la débâcle marseillaise. Donner un éclair de satisfaction dans l’atmosphère morose qui enveloppe les accaniti, pour qui les semaines post défaite paraissent bien longues...
Retrouver cette combativité, ce supplément d’âme, serait déjà un bon début et un signe fort adressé aux supporters. Plutôt que des discours, le public bastiais attend simplement des actes : de la combativité, de l’engagement ou de l’abnégation, appelez ça comme vous voulez.
Quitte à tomber, autant le faire les armes à la main. Et faire honneur au maillot du Sporting Club de Bastia. On peut pardonner d’être limité ou surpassé sur un match, mais pas d’abdiquer dès la première charge adverse.
Ce soir à Toulouse, on espère que le SCB ne tendra pas l’autre joue après la gifle qu’il a reçue à Marseille. Et que les Toulousains feront les frais d’une révolte turchina tant désirée. Réponse aux alentours de 22h !