A la veille d’un match important face à l’Olympique Lyonnais, Frédéric Hantz a longuement fustigé en conférence de presse les sanctions injustes et disproportionnées infligées au SC Bastia.
« Je suis perturbé par des décisions des Commissions de discipline et de visionnage. Elles prennent des décisions qui ne correspondent en rien à l’équité sportive.
Depuis le début de saison, 9 joueurs ont été convoqués par la Commission de visionnage dont 3 joueurs bastiais. C’est à dire que 33% des joueurs convoqués par cette commission sont au Sporting Club de Bastia. »
Au-delà des décisions qui ciblent souvent le Sporting, l’entraîneur bastiais reproche aux instances et à son bras répressif l’incohérence de ses décisions. Des décisions à géométrie variable comme en atteste l’absence de sanction à l’égard de Cvitanich, pour des gestes pourtant on ne peut plus répréhensibles lors de Bastia-Nice.
« J’ai revu le match contre Nice. Le coup de pied à la tête de Dario Cvitanich sur Sébastien Squillaci alors qu’il est au sol, à la 14e minute. A la 85e, le coup de coude du même joueur sur Yannick Cahuzac. Cvinanitch a été convoqué en Commission de discipline mais n'a pas été sanctionné.
Alors que le geste de Romaric (pied en avant) peut mériter un jaune, mais Romaric retire son pied, le joueur adverse Bakayoko n’est pas blessé. Ca ne méritait pas une sanction supplémentaire, de 2 matchs qui plus est. »
"Trop c’est trop !"
« Je vois beaucoup de gestes répréhensibles chaque journée et derrière il n’y a pas de suivi. Non seulement on est convoqué pour des faits qui à mon sens ne le mériteraient pas, mais en plus, nos sanctions sont presque toujours aggravées.
Le cas Romaric est le sceau d’eau qui fait déborder la mer, trop c’est trop ! Je ne peux pas préparer mon match dans de bonnes conditions car il y a une exagération dans les sanctions.
C’est normal d’être sanctionné, mais on ne peut pas l’être dans de telles proportions. Il y a quelque chose, alors j’aimerais qu’on m’explique ce qu’il y a. »
"J’attends du professionnalisme de la part de la LFP"
« Par rapports à ces décisions, on ne me permet pas de faire mon travail normalement. Ce sont des choses graves parce qu’elles se répètent. Dimanche, je ne sais pas si je resterai sur le banc tout le match car je ne vois pas l’utilité, semaine après semaine, mois après mois, saison après saison, de faire des efforts dans le respect de tous.
Il y a des gens à Paris qui prennent des décisions, il faut qu’ils en mesurent la conséquence et se rendent compte que nous sommes des professionnels. J’attends dans un monde professionnel, de la part de la LFP et de la Commission de discipline, du professionnalisme. C’est à dire du sérieux, de l’exigence, le respect des lois et une équité pour tous quand une faute est commise. »