Le 5 mai 2013 marque le 21e anniversaire de la catastrophe de Furiani.Il y a 21 ans, le 5 mai 1992, la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et Marseille revêtait des allures de fête. Le Sporting, alors en Division 2, recevait le grand Olympique de Marseille européen, laissant au Peuple Bleu l’espoir de se qualifier pour la troisième finale de son histoire. Ce jour sera hélas tristement marqué par la catastrophe de Furiani.

Il ne s’imaginait pas qu’en cette soirée du 5 mai 1992, le rêve éveillé allait subitement virer au cauchemar. L’effondrement de cette maudite tribune remplaça l’allégresse de Furiani et laissa place aux cris, aux pleurs et à l’horreur.

Dix-huit morts et plus de 2 000 blessés, ce sera le très lourd bilan dressé face à l’avidité des uns et aux disfonctionnements des autres. Vingt-et-un ans après la catastrophe, la Corse panse encore ses plaies et pleure ses enfants, arrachés par cette nuit funeste.

Une île où le souvenir reste intacte et qui se recueillera une fois de plus pour rendre hommage à tous celles et ceux, d’ici et d’ailleurs, qui furent touchés par cette tragédie.

Une journée qui ne sera hélas pas privée de football, la faute à des instances nationales préférant les valeurs du foot business à celles du respect des victimes de Furiani, et peu importe s’il s’agit de la plus grande catastrophe du football français.

Mais on ne peut finalement guère s’étonner de l’attitude scandaleuse des têtes pensantes du foot hexagonal. A l’image de Frédéric Thiriez, président de la LFP, dont l’indifférence envers le drame de Furiani n’a d’égal que son courbement d’échine devant les fonds étrangers et audiovisuels.

Vingt-et-un ans plus tard, la Corse, elle, n'a pas oublié. Comme chaque année, une cérémonie de recueillement aura lieu aujourd’hui devant la stèle commémorative de Furiani.

Un devoir de mémoire pour rendre hommage à toutes ces victimes qui ont perdu la vie en ayant simplement voulu assister à un match de football. A toutes ces personnes meurtries dans leur chair depuis ce triste jour.

Ne meurent que ceux que l'on oublie...

In memoria di e vittime, di e famiglie. Ùn ci ne scurderemu mai.
En mémoire des victimes, des familles. Nous n'oublierons jamais.