Sylvain Marchal et Arnaud Maire évoquent le derby ACA-SCB.Sylvain Marchal et Arnaud Maire évoquent le derby de dimanche entre l’ACA et le SC Bastia. Pour le premier nommé, il s’agira de son premier derby corse alors que le second en a disputé pas moins de six.

Sylvain Marchal connaitra donc son premier derby insulaire dimanche, bien que le défenseur bastiais ait déjà eu un avant-goût du duel entre les deux équipes durant l’intersaison.

« Cet été, j’ai été contacté par plusieurs clubs dont l’ACA, confie le joueur dans Corse-Matin. Il y avait un match dans le match en ce qui concerne mon choix, entre Ajaccio et Bastia. Mais je n’ai pas hésité, au Sporting je savais qu’il y avait une grosse ferveur, une histoire. »

Considérant être sur une base d’un « très bon maintien », Marchal espère poursuivre la dynamique du Sporting, invaincu sur ses trois derniers matchs toutes compétitions confondues.

Mais le joueur bastiais n’entend pas partager les points contre l’AC Ajaccio : « Non ! Pas de 0-0 ! Un à zéro, parce qu’on va gagner à Ajaccio ! »

 

Maire : « Le stade était quasiment acquis à la cause du Sporting »

Pour sa part, Arnaud Maire est un habitué des derbys puisqu’il en comptabilise six, tous joués sous le maillot du Sporting entre 2005 et 2009.

« Je n’oublierai jamais mon premier derby. C’était au Stade François Coty et l’ambiance était étouffante, relate ce dernier dans Corse-Matin. C’était une véritable poudrière et le stade était quasiment acquis à la cause du Sporting. C’était incroyable de voir cela ! Je me souviens encore de ce sentiment incroyable au moment du coup d’envoi. »

Désormais passé dans l’autre camp, Arnaud Maire n’en concède pas moins que la ferveur populaire qui entoure les derbys est largement acquise à la cause des supporters bastiais.

« Le derby est un match particulier et vous pousse à vous transcender. A mon sens, il est plus important pour les Bastiais que pour les Ajacciens. Là-bas, on te parle de ces deux matchs dès le début du championnat et le reste est presque secondaire. Ici, on est plus posé et l’excitation arrive à l’approche du match. »

Dimanche, plus de 2 000 Turchini garniront en effet les travées de Timizzolu pour porter leur équipe vers la victoire. Et à Arnaud Maire de conclure : « La Corse doit être fière d’avoir deux clubs en Ligue 1. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas y avoir de rivalités entre les deux camps. C’est un match de football, qui plus est un derby et il y a une victoire à aller chercher. Il ne faut pas aseptiser ce genre de matchs. »

Voilà qui est dit et qui balaye d’un revers de main les discours moralisateurs entendus ces derniers jours autour du derby. Les rivalités sportives existent pourtant depuis que le football existe en Corse. A croire que certains le découvrent...