
La Communauté d’agglomération bastiaise s’est réunie hier matin afin de faire le « point » sur le dossier du stade Armand Cesari. Un bail de 12 ans a été proposé au Sporting Club de Bastia.
La CAB, propriétaire de l’enceinte sportive, adressait la semaine dernière un refus catégorique à la demande de bail emphytéotique émise par le SC Bastia. Face à ce refus, les dirigeants du club bastiais avaient alors annoncé que le Sporting quitterait les locaux administratifs du stade de Furiani.
« Les dirigeants sont libres de leurs décisions, a déclaré Emile Zuccarelli au micro de Corse-Matin. Nous avons fait des propositions qui étaient constructives, qui allaient dans le sens du développement du club, elles sont sur la table. J’ai expliqué aujourd’hui (hier) pour quelles raisons il y a des choses que l’on ne pouvait pas faire. »
« On ne peut pas faire construire sur un stade public, tout le reste est ouvert et nous sommes prêts à en discuter, a poursuivi le président de la CAB. Mais si les dirigeants ont un souci d’agencement, on parle de salon VIP, des choses comme ça, on est là pour en discuter. La convention que l’on veut passer avec eux prévoit justement des clauses de concertation quand il y a des évolutions à faire ou à conduire. On n’est pas fermés, on n’est pas figés pour l’éternité. »
Une ouverture au dialogue qui n’a visiblement pas été perçue par le SCB et son président, Pierre-Marie Geronimi, qui pointait du doigt mercredi dernier une « incompréhension » de la CAB qui selon lui, « n’a pas pris conscience des enjeux d’un stade dans le football professionnel d’aujourd’hui. »
Le Sporting souhaite en effet un bail d’une durée minimale de 15 ans afin de procéder à des aménagements, financés par le club, et qui lui permettraient notamment de se mettre en conformité avec la Licence club de la LFP.
Mais pour Emile Zuccarelli, un bail de plus de 15 ans, « ça n’a pas de sens (sic). » Ce dernier propose au club une durée de 12 ans, tout en précisant « qu’il n’y aura pas de construction qui sera faite par un autre maître d’ouvrage que celui de la CAB, c’est une question de sécurité. »
Quelles seraient les différentes clauses du contrat de bail ? La CAB prendrait-elle en compte l’intégralité des travaux demandés par le club ? Autant de questions qui conditionneront la future décision du Sporting Club de Bastia. Le feuilleton du stade Armand Cesari devrait nous réserver encore quelques rebondissements, la suite au prochain épisode...