La réunion de jeudi entre le Sporting et la Communauté d’Agglomération Bastiaise, qui avait pour objet le dossier du stade Armand Cesari, s’est révélée infructueuse comme le révèle Corse-Matin.
Une fois n’est pas coutume, la Communauté d'Agglomération Bastiaise s’est illustrée par sa nonchalance et son laisser-aller sur le dossier du stade. « En entrant dans la salle, on a été surpris de ne voir aucun élu, constate Pierre-Marie Geronimi. Nous avons été reçus par une fonctionnaire, en l’occurrence la directrice des services, assistée de l’avocat de la CAB. »
Parmi l’une des demandes principales du SCB, celle d’établir un bail emphytéotique afin de donner notamment une plus grand liberté au club au niveau structurel. Le président du club bastiais évoque un « refus définitif » du conseil des élus de la CAB, qui propose une convention d’occupation domaniale d’une durée de 8 à 10 ans.
« Avec des clauses d’objectif. C'est-à-dire que la CAB prendrait à sa charge les éventuels travaux structurants et réglementaires, soit de mise aux normes si cela devait évoluer dans le temps. Quant au club, il se chargerait des aménagements et embellissements intérieurs, ainsi que de l’entretien. Déjà, la durée ne nous convient pas, déclare-t-il. Pour nous c’est au moins 15 ans, révisable tous les 5 ans. Et puis, on ne sait rien de ce qui serait réellement à notre charge, ni du chiffrage quant aux coûts. » Par ailleurs, un loyer « relativement important » a été évoqué quant à la location du stade.
Autre désaccord, l’installation du service des sports de la CAB au stade Armand Cesari. Les dirigeants du Sporting s’y opposent de « manière catégorique ». «Il n’y a pas de place en trop dans ce stade pour installer correctement un club bientôt en Ligue 1 », constate Geronimi.
Le dernier point concerne la réalisation de la boutique. Le club a déjà acheté le matériel et pourrait réaliser cette dernière sans délai, mais la CAB souhaite faire les travaux elle-même... « La CAB ferait une économie d’argent et nous de temps. Pourquoi retarder ce qu’on peut faire tout de suite et payer deux fois ? »
« Il n’est évidemment pas question pour la direction du club de prendre en compte ces propositions. S’il nous faut continuer à discuter c’est avec les élus, ceux qui ont le pouvoir de décision comme nous au Sporting, et avec personne d’autre. »
Seul point « positif », la LFP ne sanctionnera pas (jusqu’à 30% des droits audiovisuels), pour la première année, les clubs qui n’arriveraient pas à la moyenne de points requise pour l’obtention de la Licence club. « Ils sont moins pressés désormais. Mais bon, ils vont nous donner une nouvelle dérogation. On a l’habitude, cela fait trente ans que ça dure. Sauf que cette fois, on ne se laissera pas faire ! », assurent les dirigeants du Sporting. Bref, rien de nouveau sous le soleil...