Jérôme Rothen et Toifilou Maoulida, tous deux buteurs lors de la victoire à Lens. | Photo: Panoramic

En clôture de la 27e journée de Ligue 2, le SC Bastia s’est imposé avec panache à Lens (1-3) hier soir et conforte un peu plus son fauteuil de leader.

Invaincus en 2012, les Lensois entraient bien dans la partie et se procuraient une énorme occasion dès les premières minutes. Dans la surface, Kondogbia servait en retrait Koïta face au but mais ce dernier ratait le cadre qui s’ouvrait à lui (5e). Grosse frayeur pour des Bastiais qui peinaient à prendre le rythme d’un début de rencontre dominé par les locaux.

A l’approche de la demi-heure de jeu, Novaes détournait un coup-franc puissant de Toudic sous la barre (26e), avant que El Azzouzi ne se crée une belle occasion mais son tir ne trouvait pas le cadre (40e).

Poussifs dans le premier acte, le Sporting montrait un tout autre visage dès le retour des vestiaires. Sur un corner de Rothen, El Azzouzi plongeait en véritable renard des surfaces pour placer une tête hors de portée du gardien (47e, 0-1) !

Les Bleus ne s’arrêtaient pas en si bon chemin puisque quelques minutes après l’ouverture du score, Maoulida était bousculé dans la surface et obtenait un penalty. Rothen s’élançait et sans trembler réalisait le break (55e, 0-2) ! Trois minutes plus tard, El Azzouzi prolongeait un centre de Rothen ; en embuscade, Maoulida plaçait un tir qui trompait Fabre pour la troisième fois de la soirée (58e, 0-3) !

A l’image de leurs supporters, les Sang et or étaient KO débout devant le réalisme implacable des Bastiais. Et ce n’est pas la réduction du score de Koïta à la 68e minute qui changera quelque chose. Sonné, le RCL n’arrivera pas à refaire surface et concède ainsi sa première défaite de l’année à Bollaërt. Un résultat qui scelle la fin des espoirs de montée pour les Nordistes.

Avec ce 15e succès, le Sporting se rapproche lui un peu plus de la Ligue 1. Et à ses détracteurs, c’est bien là la meilleure réponse à leur donner : la réussite de Bastia ne se résume pas au « contexte de Furiani », mais bien à sa qualité de jeu et à la ferveur d’un public qui n’ont rien à envier à bien des équipes de L1. Forza Bastia !