Tthiriez finale Coupe de la Ligue Bastia-PSG. Crédit: L'Equipe

Dans un entretien accordé à Radio France, Frédéric Thiriez est revenu sur la finale de la Coupe de la Ligue, marquée notamment par son manquement au protocole d'avant-match en n'allant pas serrer la main des joueurs sur le terrain. Le président de la LFP évoque également les rapports avec le Sporting et le "contentieux du 5 mai".

« Pourquoi je ne suis pas descendu sur le terrain ? Dans un souci d’apaisement. Mon seul objectif hier était que ce match se déroule dans une ambiance de fête. Or je savais très bien, parce que mon rôle est d’être informé, que dès l’instant où je descendais sur la pelouse il y aurait des incidents. Et que ces incidents allaient entacher la fête et le début du match par des choses tout à fait désagréables. Donc je me suis en quelque sorte sacrifié. Ce n’est pas agréable pour moi de ne pas aller serrer la main des joueurs sur le terrain avant le match. Je me suis sacrifié, dans l’intérêt général, pour que la fête ne soit pas gâchée. »

 

Les rapports tendus entre Thiriez et Bastia

« Des rapports ambigus avec les Bastiais ? Pas de mon fait, ni du fait de la ligue. Personnellement j’ai toujours eu un immense respect pour ce club, qui est un grand club. J’étais au centenaire du SC Bastia là-bas, j’y suis allé encore l’année dernière. C’est un club qui fait partie du patrimoine historique du football français. C’est un grand club. Mais ils nous en veulent, à nous, Paris. Paris c’est la ligue et son président. Ils nous en veulent parce que parfois il arrive à la commission de discipline de les sanctionner, parce qu’ils font parfois des bêtises comme les autres clubs. Et chaque sanction est un peu interprétée comme du racisme anti-corse. Non, ce n’est pas du racisme anti-corse. C’est l’application de la loi à tout le monde. »

 

Le contentieux du 5 mai

« Et puis il y a ce vieux contentieux du 5 mai. Faut-il ou pas faire une journée sans football le 5 mai ? Pour moi, pour la fédération, pour les pouvoirs publics, ce débat a été tranché définitivement au bout d’une longue concertation. Bien sûr il y a un devoir de mémoire envers les victimes de Furiani. Mais il y a aussi un devoir de vie. Lorsque l’on commémore un drame, on ne doit pas fermer les portes et les fenêtres, se murer chez soi et faire des journées sans football, ça n’existe dans aucun pays d’Europe. Donc nous avons pris des mesures équilibrées. Premièrement on s’est engagé à ce qu’il n’y ait plus jamais de finale de coupe le 5 mai. Deuxièmement, on s’est engagé à ce que les clubs corses ne jouent le 5 mai, même sur le continent. Enfin le 5 mai, on fait une commémoration, une minute de silence. Voilà, c’est une solution équilibrée, juste. Je ne comprends pas que certains, sans doute à des fins politiques, veuillent remettre en cause cette décision. »

 

Le refus de serrer la main des joueurs bastiais

« Je ne leur en veux pas. Je pense que quelque part ils ont été un peu instrumentalisés. Cela m’a juste un peu attristé. Je comprends que le score les ait profondément frustrés. D’autant qu’il est vrai qu’à la 19e minute, carton rouge et penalty c’est un peu dure. Cela m’a attristé. Certains effectivement ont refusé de me serrer la main. C’est dommage, ça m’a fait de la peine, mais j’oublierai ça avec le temps. »

 

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