Invité ce mercredi matin de l'émission 100% Sporting sur RCFM, Claude Ferrandi est longuement revenu sur la situation très compliquée que traverse le Sporting Club de Bastia, défait hier 2-3 par Rodez et englué à la dernière place de Ligue 2. Le président bastiais explique les causes du problème et annonce que le club s'atelle à chercher des solutions, y compris par le recrutement d'un joueur d'expérience. Il confirme par ailleurs que Benoît Tavenot reste l'entraîneur du Sporting.

"La crise est un mot que je n'aime pas. C'est une période très compliquée. C'est un véritable cauchemar. Pendant 65 minutes on faisait un très bon match de Ligue 2. Et d'un coup, on a senti nos vieux démons revenir. Peut-être une question athlétique comme l'a soulevé le staff hier. Peut-être une peur de mal faire, qui inhibe et fait qu'on connait ce scénario atroce.
Il y a une somme de détails. On a toujours été amputés de 4-5 joueurs majeurs. On fait un début qui n'est pas du tout celui qu'on attendait. Même avec ces absences, on pensait que ça allait le faire. Ca peut être une partie d'explication, ce n'est pas la seule. On agit, c'est l'objet de notre réunion hier soir qui s'est terminée ce matin très tôt et de la réunion qu'on a eu ce matin par la suite. On réfléchit aux solutions qu'on peut amener."
Les solutions à apporter
"La discussion porte sur les solutions qu'on doit apporter à l'ensemble du staff, à Benoît et ses adjoints, pour rétablir cette situation. (Benoît Tavenot sera toujours l'entraîneur du Sporting ?) Bien sûr. Cette situation me frustre et m'agace. Je comprends nos supporters, que je remercie de leur soutien et de leur attitude. Le but est de trouver des solutions dans de telles situations. On est dans un projet dans lequel on croit. Fred Antonetti est sûr de lui, il est convaincu. Ce n'est pas une certitude arrogante. Il ne pensait pas qu'on allait passer par cette période-là, mais il savait que ça allait être compliqué. En tant que grand club que nous sommes, il faut qu'on sache franchir cette période compliquée.
On est convaincu qu'on va s'en sortir avec ce projet. Ça ne veut pas dire qu'on va continuer de la même manière. On cherche des solutions, ça passe peut-être par du recrutement, ça fait partie des choses qu'on a en tête. On était convaincu que le groupe qu'on avait était capable. On n'avait pas prévu qu'on allait avoir autant de joueurs majeurs manquants sur ce nombre de matchs. On n'a donc pas jugé utile de rectifier l'effectif, de le compléter, car on pensait qu'on était complet. Il faut avoir un recrutement intelligent, il nous faut quelqu'un qui amène de l'expérience, de la technique, du sang-froid. [...] Il faut trouver un joueur prêt, qui veuille venir, qu'on puisse payer. J'entends : "il faut casser la tirelire", mais c'est compliqué. Une des grosses étapes était la stabilisation financière pour la saison. On va maintenant s'attaquer au sportif. Le club fera ce qu'il faut. [...] On ne remet pas en cause la globalité de notre projet, on s'adapte à une situation."
La colère des supporters
"Je comprends la colère des supporters, je l'étais moi-même. Je suis en colère de ce qui se passe, ça me met les nerfs. Il y a juste une chose qui m'a dérangé, ce sont les insultes envers notre directeur de la sécurité, qui pour moi sont incompréhensibles. Ce n'est pas normal, notre directeur de la sécurité Jean-Louis Constant ne mérite pas ça. Ce n'est pas l'ensemble des supporters, c'est isolé."
"Les joueurs qui ont été perturbés par des mercatos, il n'y a jamais eu de propositions pour eux"
"Les joueurs qui ont été perturbés par des mercatos, il n'y a jamais eu de propositions pour eux. La seule proposition était pour Jocelyn Janneh, j'avais trouvé un accord avec le Rapid de Vienne, qui finalement s'est orienté vers un autre profil. Jocelyn était dans la volonté de partir, mais il n'y a pas d'offre. Donc il reste au club. Il faut maintenant qu'il se remette la tête à l'endroit. Si Jocelyn veut partir, il faut qu'il soit bon. Sinon il partira mais dans un club de National 2. S'il a des prestations pour partir, il a intérêt d'être bon ! S'il y a un joueur qui vient, il partira. Mais ce n'est pas parce qu'on dit : "je veux partir, je veux jouer en Europe, la Ligue des champions..." qu'on le fait."
Les blessures de Gustave Akueson et Yahya Bathily
Par ailleurs, Claude Ferrandi a confirmé les blessures graves de Gustave Akueson, qui souffre d'une rupture partielle des ligaments croisés et qui pourrait faire son retour en janvier. Yahya Bathily, sorti blessé hier contre Rodez, aurait également une rupture partielle des ligaments croisés. De quoi compliquer un peu plus encore la situation du Sporting.