Retrouvez la réaction de Dumè Guidi hier au micro d'Alta Frequenza après une nouvelle défaite face à Laval (0-2), en match en retard de la 11e journée de Ligue 2. Une défaite qui plonge un peu plus le Sporting Club de Bastia dans la crise, dernier du classement avec désormais 8 points de retard sur ses quatre concurrents directs.

"Les défaites font toutes très mal. Ce qui me dérange le plus sur celle-là, c'est ce qu'on dégage : les attitudes, la mentalité, l'état d'esprit. Il y a des matchs où on ne peut pas passer à travers dans ça. Quand je vois qu'aujourd'hui on ne gagne pas un second ballon, que même moi je ne gagne pas de duel de la tête, je pense qu'il va falloir se remettre vraiment en question parce que là ça devient très difficile.
(Journaliste : Sur les contacts l'équipe s'est malheureusement faite bouger et à domicile c'est grave) "Ça fait partie de ce que je vous ai dit avant et avec le match catastrophique qu'on fait ça se voit encore plus.
On a un effectif très jeune, c'est compliqué de jouer la montée et maintenant pour jouer le maintien c'est encore plus compliqué.
Le mercato ce n'est pas moi qui vais m'en occuper. Il y a un staff et des dirigeants, je pense qu'ils travaillent pour le club, on ne peut pas leur enlever ça.
Par contre le groupe qui est déjà là, il faut qu'il prenne conscience dans quel club il est et quel état d'esprit il va falloir mettre pour la suite. Parce que quand je vois ce qu'il se passe dehors à l'heure actuelle, je pense que c'est un peu gentil. À une époque ça aurait été complètement différent mais au bout d'un moment il va falloir vraiment se bouger les fesses parce que ça commence à être très compliqué, ça fait mal à la tête.
On a déjà parlé et je ne vais pas vous cacher qu'on l'a déjà fait, à un moment donné les discours j'en ai marre. On est tous adultes, on a tous des responsabilités et il faut les prendre sur le terrain tout seul.
À l'heure actuelle, on n'a pas le niveau, on peut dire qu'on est la pire équipe du Sporting. Au bout d'un moment il faut au moins avoir cette volonté de changer les choses, et ce soir on ne l'a pas eu."