Invité du Face à Face sur RCFM ce mercredi, le président Claude Ferrandi a fait le point sur la situation financière du club avant le passage devant la DNCG fin juin et a évoqué l'arrivée prochaine de nouveaux investisseurs.

"Le Sporting va finir son exercice 2024/25 aux alentours de 800 000 € de pertes. Mais c'est une perte comptable. Le fait que nous ayons comblé la trésorerie nécessaire pour finir la saison fait que nous n'aurons plus à ramener d'argent supplémentaire.
Un besoin en fonds de roulement (2,3 M€) qui est intervenu lors de notre passage à la mi-saison devant la DNCG. N'oublions pas que nous avons été coupés de 2 M€ de droits TV. C'est ce qui nous a conduit à cette impasse de trésorerie. [...] On a assumé ce besoin de trésorerie nous-mêmes (la famille Ferrandi) pour passer la saison et arriver au bout de celle-ci. Nous avons fait cette avance pour que le club puisse terminer la saison. [...] Le Sporting n'est pas endetté aujourd'hui."
Pour la saison 2025/2026, un budget d'environ 14 M€ est prévu, du même ordre que la saison dernière, soit près de 4 M€ supplémentaires à injecter (les droits TV ne pouvant plus être provisionnés dans le budget du club). Cela permettra de poursuivre une politique sportive qui vise le moyen/long terme et de faire le moins de coupes budgétaires possibles dans le fonctionnement du club.
Cet apport financier devrait se faire grâce notamment à l'arrivée de nouveaux investisseurs, dont le nombre pourrait être de 10. "On était partis sur 7, on en est déjà à 8. Et on sera peut-être 10", confie Claude Ferrandi. "L'idée est d'avoir un pool assez fort pour pouvoir injecter de l'argent quand le club en a besoin. Pour rendre le club plus fort. On ne souhaite pas subir les difficultés du football français". Les discussions sont en très bonne voie mais il n'a pas dévoilé l'identité de ces derniers avant que ce soit officialisé, avant la fin du mois de juin.
Ces investisseurs seraient intégrés dans une société à capital fermé (type SAS), au même titre que la SCIC, qui sera intégrée comme actionnaire. Cette dernière doit continuer à être un outil de transparence, de gestion et de représentation des supporters. "La gouvernance restera telle qu'elle est aujourd'hui. J'aurai les mêmes prérogatives et pouvoirs. Le fonctionnement ne changera pas fondamentalement."
Enfin, Claude Ferrandi a confié la défaillance de certains sponsors, ce qui a mis en difficulté le SCB, déjà pénalisé par les travaux du stade Armand-Cesari cette saison (tribunes Est et Ouest fermées notamment).